Le bénéfice d’Equinor au quatrième trimestre dépasse les prévisions dans le contexte du démarrage d’un champ pétrolier

OSLO (Reuters) – La société norvégienne Equinor a annoncé jeudi une baisse plus faible que prévu de ses bénéfices d’exploitation de base au quatrième trimestre, le démarrage d’un nouveau champ pétrolier majeur atténuant en partie l’impact de la faiblesse des marchés européens du gaz.

PHOTO DE FICHIER: Le logo d’Equinor est visible à côté du siège social de l’entreprise à Stavanger, en Norvège, le 5 décembre 2019. REUTERS / Ints Kalnins / File Photo

Le bénéfice ajusté avant intérêts et impôts (EBIT) de la société cotée à Oslo est tombé à 3,55 milliards de dollars au quatrième trimestre, contre 4,39 milliards de dollars à la même période en 2018. Un sondage de 25 analystes établi par Equinor avait prévu un EBIT ajusté de 3,37 milliards de dollars.

La production globale de pétrole et de gaz de la société augmentera de 7% en 2020, stimulée par le démarrage de la production du champ Johan Sverdrup en mer du Nord, a déclaré Equinor, tandis que la croissance annuelle moyenne entre 2019 et 2026 est toujours de 3%.

« La phase 1 de Johan Sverdrup contribuera à une forte croissance sur le plateau continental norvégien », a déclaré le directeur général Eldar Saetre dans un communiqué.

La production totale de pétrole de la Norvège devrait augmenter de 43% entre 2019 et 2024, en grande partie en provenance de Sverdrup, selon les prévisions de la Direction norvégienne du pétrole (NPD) en janvier.

Le versement en espèces aux propriétaires a été porté à 0,27 $ par action pour le quatrième trimestre, contre 0,26 $ au troisième trimestre, correspondant à 0,27 $ prévu par les analystes dans un sondage Refinitiv.

Equinor a déclaré en novembre qu’elle s’attendait à ce que la production pétrolière de la Norvège, sur la base des ressources actuelles, diminue de plus de moitié d’ici 2050, et la société est en train d’explorer le pétrole dans d’autres parties du monde.

Dans les années à venir, les opérations mondiales d’Equinor bénéficieront notamment de démarrages sur le terrain au Canada, en Grande-Bretagne et au Brésil, a ajouté Saetre.

Les dépenses globales d’exploration devraient tomber en 2020 à 1,4 milliard de dollars contre 1,6 milliard de dollars en 2019, tandis que les dépenses en capital globales pour les champs pétroliers et les autres investissements s’élèveront à 10 à 11 milliards de dollars, contre 10 milliards de dollars l’année dernière.

En 2022 et 2023, les dépenses d’investissement annuelles devraient atteindre environ 12 milliards de dollars, a ajouté Equinor.

Alors que la production de pétrole d’Equinor a augmenté au quatrième trimestre, elle a réduit les livraisons de gaz dans un afflux de gaz naturel liquéfié (GNL) en Europe.

Le prix du gaz et du pétrole a également baissé, affectant les bénéfices, a indiqué la société.

Equinor a enregistré des dépréciations de 1,41 milliard de dollars au quatrième trimestre, la plupart liées aux actifs pétroliers et gaziers norvégiens, principalement en raison d’un changement de méthodologie pour tenir compte des implications fiscales dans les évaluations de dépréciation, a indiqué la société.

En raison de la dépréciation, le résultat net de la société pour le quatrième trimestre est passé à une perte de 230 millions de dollars par rapport à un bénéfice de 3,37 milliards de dollars il y a un an.

Les actions d’Equinor ont baissé de 13,7% au cours des 12 derniers mois, sous-performant une baisse de 7,7% des stocks européens de pétrole et de gaz.

Reportage de Terje Solsvik, édité par Gwladys Fouche

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